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Souvent marginalisé, le Street-art est un art urbain qui investit nos villes de plus en plus nos villes. A Nice, ce dernier est même devenu très tendance au sein des entreprises implantées dans la ville. Mr Jean Louis Sbeghen nous livre plus de détails à ce propos.

Vers une plus grande reconnaissance

Jean Louis Sbeghen

Pour les dirigeants d’entreprise à Nice, le Street art est un très bon moyen de rendre les locaux d’une société plus « instagrammables ». L’hôtel AC by Mariott fut l’une des premières enseignes à avoir repeint ses murs par des dessins muraux urbains. Le directeur de l’hôtel Nicolas Martin a déclaré à ce propos : « Avant d’arriver sur le rooftoop, on a ce point où les clients se prennent en photo, on voit que ça plaît. D’une manière générale, on accueille beaucoup de manifestations artistiques dans notre hôtel, ça fait partie de notre ADN. Avec cette fresque de Vénus, on rappelle l’œuvre de Sosno sur notre façade. ». Les dessins en question sont l’œuvre de César Malfi, qui est connu pour concilier un Street-art « conventionnel » avec un autre plus urbain ou révolutionnaire.

Le Street-art : toujours en quête de validation ?

Pour beaucoup, le Street-art a dépassé le stade où il n’était considéré qu’un art marginal parmi tant d’autres. Désormais, particuliers et professionnels apprécient beaucoup de voir des fresques murales géantes dessinées par des grapheurs très talentueux. A Nice, les exemples ne manquent pas ! Samuel Benzazon, le propriétaire d’un club d’arts martiaux mixtes a fait appel par exemple à des grapheurs pour peindre les murs de cet édifice. Interrogé à ce sujet, il a précisé : « On a longtemps décrié les graffs. Ce sont simplement des artistes qui s’expriment à leur manière, sur différents supports, commente-t-il. Il y a ici un vrai parallèle avec la pratique de MMA. Ça vient tout juste de se normaliser en France, alors que c’est un sport de combat comme un autre. Comme pour le Street-art, il y a une vraie évolution des mentalités. ».
Cela prouve encore une fois que le Street-art est passé du stade d’art de rue à une activité appréciée à sa juste valeur par un très large public. On doit cela notamment aux efforts d’artistes comme César Malfi qui organise carrément des team building, pour que les employés d’une société soient impliqués dans le processus de création des peintures murales ornant leurs locaux.