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L’île de Madagascar vit actuellement la plus terrible sécheresse depuis quarante ans. Face à ce désastre, les associations et les ONG se mobilisent. En effet, selon l’avis de Life ONG, près d’1,3 million de personnes ont besoin d’assistance alimentaire. Pourtant, une équipe humanitaire a été attaquée le 7 décembre dernier dans la région d’Amboasary, au sud de l’île.

Une attaque qui touche des humanitaires

L’ONG Young Progress est actuellement présente à Madagascar afin de distribuer de la nourriture dans le cadre du Programme alimentaire mondial (PAM). C’est dans ce contexte que des employés se rendaient à Ampilira, à une dizaine de kilomètres de Tranomaro, lorsqu’ils ont été victimes d’une attaque. Todisoa Andrinirina Fitiavana, âgé de 23 ans, a été tué de deux balles, tandis qu’une jeune femme a dû être amputée de trois doigts suite à une blessure à la main.

L’ONG ne semble toutefois pas avoir été visée. Le directeur de Young Progress, Arimino Ratovoson, a ainsi déclaré que « les voleurs les ont laissé partir quand ils ont réalisé qu’ils s’en étaient pris à des travailleurs humanitaires. Selon leurs dires, ils n’en voulaient qu’aux motos, à l’argent et aux téléphones portables ». Ce drame démontre malgré tout l’insécurité dans laquelle évolue les humanitaires dans certaines régions du monde.

Insécurité et criminalité, des facteurs qui freinent l’assistance alimentaire

La commune de Tranomaro et sa région sont classées par les autorités locales en zone rouge. De nombreux voleurs de zébus sont en effet présents et sèment la terreur parmi les locaux. Pourtant, près d’1,3 million de personnes ont besoin d’assistance alimentaire et les ONG doivent assurer la distribution auprès de 5 300 foyers de cette région.

Selon Issa Sanogo, le coordinateur résident de l’Organisation des Nations unies (ONU), « au moins 123 incidents violents ont été enregistrés dans le Grand Sud [70 affrontements armés et 53 attaques contre des civils] ; 218 personnes seraient mortes, treize personnes ont été enlevées » entre janvier 2019 et juin 2021.

Les équipes humanitaires évoluent ainsi dans un contexte grandissant d’insécurité et de criminalité rendant malheureusement l’accès à certaines régions impossible.