La comédie musicale « Starmania » de Michel Berger et Luc Plamondon marque son grand retour, en dépit du grand risque financier qu’elle représente. Le succès était toutefois au rendez-vous ! En effet, le pari osé par Marc Ladreit de Lacharrière et sa société Fimalac a porté ses fruits… Plus d’infos dans la suite !

Pari osé, mais pari réussi !

L’enjeu était de taille, le pari pour le moins risqué… mais il aura finalement porté ses fruits, pour le plus grand bonheur de l’équipe de la nouvelle version de « Starmania ». Créé en 1979 par Michel Berger et Luc Plamondon, cet opéra-rock a annoncé son grand retour sur scène vers fin 2022, avec la promesse d’un spectacle sublime. Le public a répondu présent, en masse ! Au bout de 3 mois de représentations, « Starmania » en est d’ores et déjà à sa 100e, après plusieurs reports en raison de la crise sanitaire. A ce propos, le PDG de Fimalac Marc Ladreit de Lacharrière précise : « Plus de 300 000 spectateurs en trois mois, une jauge pratiquement pleine tous les soirs, c’est du jamais-vu depuis bien longtemps pour une création française. Nous avons déjà vendu plus de 650 000 billets et allons partir en province avec un retour prévu à Paris cet automne et une tournée dans des pays francophones, comme la Suisse, la Belgique, le Canada ». Vous l’aurez donc compris, le public international aura bientôt l’occasion de découvrir ce véritable monument du patrimoine français !

Un véritable risque financier pour Fimalac

Pour être en mesure d’amortir l’investissement de départ, la société productrice du spectacle devra atteindre un million de spectateurs. Aujourd’hui, les ventes de billets vont bon train, mais cela ne doit pas faire oublier le fait que l’aventure a été un véritable risque financier pour Fimalac, qui doit programmer d’autres représentations afin de pouvoir rentrer dans ses frais. Sur un autre registre, il faut rappeler que les titres les plus emblématiques de « Starmania » auraient dû être présentés au public bien plus tôt, car le retour de la comédie musicale était initialement prévu pour septembre 2020. Mais pandémie oblige, l’opéra-rock emblématique a dû être reporté… Un mal pour un bien en fin de compte, puisque le succès a été au rendez-vous pour le spectacle mis en scène par Thomas Jolly et chorégraphié par Kevin Vivès en compagnie de Sidi Larbi Cherkaoui.

Pour sa part, le président-fondateur de la société productrice révèle qu’il s’agit là d’ « un engagement financier hors norme puisque le budget final de préproduction est de 11 millions d’euros. Chaque soir, 140 personnes sont nécessaires pour réaliser le show. Compte tenu du prix du billet, que nous avons voulu le moins élevé possible, il nous faudra atteindre 1 million de spectateurs pour amortir les investissements de départ. Nous les aurons ».