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Santé Publique France a récemment publié une étude portant sur les conséquences des actes homophobes sur la santé des personnes discriminées. Ce sujet est au cœur de l’actualité et le gouvernement, à l’image de madame Laetitia Avia, met tout en œuvre pour dénoncer et lutter contre l’homophobie.

Un enjeu de santé publique

L’homophobie est devenue un véritable enjeu de santé publique. Les violences et toute forme de discrimination ont en effet un impact particulièrement lourd mais aussi préjudiciable sur la santé des victimes.

C’est le constat dressé par Santé Publique France qui souligne des conséquences « nombreuses en termes de troubles psychologiques et identitaires, de consommations de substances psychoactives, de santé sexuelle dégradée, de difficultés de dialogue avec les professionnels de santé et de renoncements aux soins ».

Les conséquences des actes homophobes

L’étude pointe plusieurs situations alarmantes qui découlent des actes homophobes, avec des violences verbales ou physiques. Ainsi, « le risque d’épisode dépressif, de pensées suicidaires et de tentative de suicide est multiplié au moins par deux » au sein de la population homosexuelle et bisexuelle en comparaison avec les hétérosexuels. De même, « plus de la moitié (56%) des personnes transgenres interrogées via les réseaux sociaux en 2014 déclarait avoir fait une dépression suite à des actes transphobes et 18% une tentative de suicide ».

L’agence de santé publique déplore par ailleurs que « la question de l’orientation sexuelle est peu abordée en consultation de médecine générale: 49 % des lesbiennes et 40 % des homosexuels masculins n’ont jamais parlé de leur orientation sexuelle à leur médecin ». Ce point est particulièrement inquiétant dans la mesure où ces consultations ont un rôle primordial en matière de dépistage ou encore de vaccination.