Les maisons de santé, inscrites dans le paysage sanitaire français depuis leur officialisation dans le Code de la santé publique en 2007, constituent des espaces de soins de proximité réunissant divers professionnels de santé. En tant que tels, elles jouent un rôle clé dans la facilitation de l’accès aux soins pour la population, en offrant notamment des services de soins primaires. Dans ce cadre, les mutuelles de santé prennent une part active au remboursement des prestations fournies, dans la mesure où elles assurent une couverture financière pour les soins prodigués au sein de ces structures. Le point sur le sujet avec l’avis de la mutuelle MMJ !

Vers une meilleure couverture sanitaire grâce aux maisons de santé

Définies par le Ministère du Travail, de la Santé et de la Solidarité comme des « structures pluri professionnelles dotées de la personnalité morale et regroupant des professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens », les maisons de santé représentent une composante essentielle du paysage sanitaire français. En mars 2023, leur nombre atteignait 2 251, avec un objectif ambitieux fixé par le gouvernement d’élargir le réseau à 4 000 établissements. Objectif annoncé : densifier l’offre de soins et améliorer l’accessibilité aux services médicaux sur tout le territoire.

Actuellement, ces centres regroupent près de 32 000 professionnels de santé et sont choisis par 8,9 millions de Français comme lieu de soins de premier recours, où ils consultent leur médecin traitant. Pour les patients, l’adhésion à une mutuelle se révèle être un véritable atout, offrant la possibilité de remboursements optimisés pour les prestations reçues.

Maisons médicales, de santé et centres de santé : quelle différence ?

D’une part, les maisons médicales de garde offrent une solution de continuité des soins en dehors des horaires habituels des cabinets médicaux, généralement entre 20h et 8h. Elles constituent un maillon essentiel pour la prise en charge des urgences non vitales en soirée, la nuit ou les week-ends.

Par opposition, les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) se présentent comme des collectifs de professionnels de santé libéraux, couvrant un large éventail de disciplines – médecine générale, soins infirmiers, pharmacie, kinésithérapie, dentisterie, orthophonie, et podologie, pour ne citer qu’eux. Ces structures s’articulent autour d’un projet de santé commun, visant une offre de soins coordonnée et de proximité.

Quant aux centres de santé, souvent établis dans des quartiers moins favorisés, ils remplissent une fonction sociale essentielle en garantissant un accès équitable aux soins pour tous. Adoptant le système du tiers payant et respectant les tarifs conventionnels, ces centres permettent notamment des consultations spécialisées en gynécologie et ophtalmologie, parmi d’autres, facilitant ainsi l’accès aux soins sans avance de frais.

Fonctionnement et objectifs des maisons de santé pluridisciplinaires

L’instauration des maisons de santé pluridisciplinaires représente une stratégie clé pour pallier les déserts médicaux en France, en facilitant l’implantation et le maintien des praticiens dans les régions sous-dotées. Ces structures bénéficient d’un soutien financier public, manifesté à travers la conclusion d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens avec l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cette collaboration définit les engagements réciproques et conditionne l’octroi d’aides financières spécifiques. Notez qu’au sein de ces maisons de santé, les professionnels de la santé opèrent en libéral et contribuent au loyer des locaux, ces derniers étant souvent mis à disposition par les collectivités locales.

Remboursement des soins dans une maison de santé : mode d’emploi

D’emblée, il faut savoir que consulter au sein d’une maison de santé ne modifie en rien le processus de remboursement habituel par la Sécurité sociale et votre mutuelle. Que les soins soient dispensés dans un cabinet indépendant ou dans le cadre collaboratif d’une maison de santé, les principes de prise en charge financière demeurent inchangés.

Prenons l’exemple d’une consultation chez un médecin généraliste, tarifée à 26,50 € : la Sécurité sociale couvre 70 % de ce montant, soit 17,50 €, après déduction d’une participation forfaitaire de 1 €, laquelle n’est pas remboursable. La part complémentaire, équivalant à 6,50 €, peut être intégralement remboursée par votre complémentaire santé, selon les termes de votre contrat.

Pour les actes effectués par un auxiliaire médical, tel un masseur-kinésithérapeute, avec des honoraires s’élevant à 16,13 € la séance, le remboursement de la Sécurité sociale atteint 60 %, soit 9,68 €. La différence de 5,95 €, ainsi qu’une franchise médicale de 50 centimes, sont susceptibles d’être couvertes par votre mutuelle.

Concernant les consultations spécialisées, le tarif minimal s’établit à 31,50 €. Là encore, la répartition du remboursement entre l’Assurance Maladie et la mutuelle suit les règles générales applicables à tous les praticiens, quelle que soit leur localisation.