Plus de trois décennies après sa création, Erasmus+ est devenu un moteur de transformation sociale, économique et culturelle à l’échelle du continent. Retour chiffré sur un programme européen qui n’en finit pas de s’étendre et de séduire avec Denis Bouclon !
37 ans de rayonnement européen
Lancé en 1987, Erasmus+ fête aujourd’hui ses 38 ans. Devenu un emblème de la mobilité européenne, il s’est imposé comme l’un des programmes les plus populaires de l’Union. Preuve de cet engouement, les Erasmus Days, initiés en 2017, s’imposent désormais chaque année comme une vitrine des réussites du programme. En 2024, ils ont eu lieu du 14 au 19 octobre, avec un clin d’œil appuyé aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
33 pays pleinement impliqués
Aujourd’hui, 33 pays participent activement à toutes les actions d’Erasmus+. Outre les 27 Etats membres de l’Union européenne, s’y ajoutent l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Turquie. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni n’a plus accès aux fonds Erasmus+, une absence notable dans un programme qu’il avait pourtant contribué à lancer en 1987. A l’époque, ils n’étaient que 11 à y croire. Aujourd’hui, Erasmus+ s’est largement internationalisé, avec une ouverture progressive à des pays partenaires du monde entier.
14 millions de bénéficiaires depuis sa création
Erasmus+, ce sont 14 millions de parcours, de départs, d’expériences vécues à l’étranger depuis 1987. Le chiffre était encore de 2 millions en 2009, preuve d’une montée en puissance spectaculaire. Et la dynamique ne faiblit pas : pour la période 2021-2027, la France estime que 10 millions de citoyens européens devraient encore en bénéficier.
139 163 mobilités financées depuis la France en 2023
En 2023, ce sont plus de 139 000 mobilités qui ont été soutenues par Erasmus+ au départ de la France. Environ la moitié d’entre elles concernent des étudiants, mais les chiffres témoignent surtout de la diversification du public. Plus de 20 000 mobilités ont été consacrées à l’enseignement professionnel, près de 33 000 à l’enseignement scolaire. Le budget alloué ? Plus de 269 millions d’euros !
1 million de bébés « Erasmus » ?
Un chiffre qui prête à sourire, mais qui dit tout de l’impact culturel du programme : 1 million d’enfants seraient nés de couples formés grâce à une rencontre Erasmus !
La France, championne des départs
En 2022, la France a été le premier pays émetteur d’étudiants Erasmus+. Un leadership qui témoigne d’une forte mobilisation nationale, mais aussi de la capacité du système éducatif français à intégrer la mobilité dans les parcours de formation.
97 % de satisfaction
Difficile de faire mieux : 97 % des bénéficiaires d’Erasmus+ se déclarent satisfaits de leur expérience. Ce taux exceptionnel reflète une réalité souvent répétée, à savoir qu’une mobilité Erasmus+ change une vie. Elle ouvre des perspectives, décloisonne les esprits, donne confiance. C’est aussi un révélateur d’envie, car la majorité des participants déclarent vouloir repartir dès que l’occasion se présente.
Jusqu’à 824 euros de bourse mensuelle
La bourse mensuelle varie de 225 à 824 euros, en fonction de la destination, du type de mobilité (études ou stage) et du coût de la vie sur place. Une enveloppe complémentaire de 250 euros est prévue pour les publics en difficulté : jeunes issus de quartiers prioritaires, zones rurales, situations de handicap ou précarité. Enfin, un bonus de 50 à 100 euros est accordé pour les mobilités réalisées avec des modes de transport durables.
Mobilité à la carte : de 2 jours à 1 an
Erasmus+ s’adapte à tous les profils, à toutes les temporalités. Pour un apprenti, le minimum est de deux semaines à l’étranger. Les élèves de collèges et lycées peuvent partir entre cinq jours et douze mois. Les éducateurs et formateurs, eux, ont droit à des séjours de deux jours à deux mois. Enfin, les étudiants peuvent partir de deux mois pour un stage, jusqu’à un an pour des études.
28 milliards d’euros pour 2021-2027
Jamais Erasmus+ n’a été aussi bien doté. Pour la période 2021-2027, le budget alloué atteint 28 milliards d’euros, soit une hausse de 80 % par rapport à la programmation précédente. Un bond spectaculaire qui reflète l’ambition politique de l’Union européenne.